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Urbex Sed Lex, Christian Guillerme : une haletante chasse à l’homme moderne

Un contexte sombre, une entrée sinueuse où le noir devient notre seule source de vie. L’auteur nous invite d’abord à faire la connaissance de quatre amis dont la passion commune pour l’urbex, les rassemble. Très vite, ces derniers vont s’avérer être les proies d’une traque cruelle et enivrante. Et si la chasse à l’homme n’était plus un mythe ?

Résumé

chronique thriller urbex sed lex de christian guillerme par Alex Rencarde

Contre une belle somme d’argent, quatre jeunes passionnés d’urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté. Ils vont relever le challenge, mais, une fois sur place, ils vont se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls dans cet immense endroit abandonné…

Et très vite comprendre qu’ils n’auraient jamais dû accepter cette proposition. JAMAIS !

Auteur – Christian Guillerme.
Taille du livre – 248 pages.
Genre –  thriller.
Note – ★★★★☆
Service de Presse

Un décor à glacer le sang

Je tiens à souligner d’emblée le style richement détaillé et incisif de l’auteur qui nous entraîne dans une sombre spirale. L’intrigue se dessine lentement, mais semble macabre au point de me donner d’entrée de jeu, des sueurs froides. 

Un mail va vite faire basculer quatre jeunes urbexers dans l’horreur. Guidé par son instinct, seul l’un d’entre eux doute de la sincérité et de la bienveillance du défi qu’on leur propose : passer une nuit dans un sanatorium désaffecté contre plusieurs milliers d’euros. Cette proposition sortie de nulle part a de quoi faire rêver et inquiéter en même temps. Mais pour l’argent, jusqu’où iriez-vous ?

C’est à ce genre de question que l’auteur dessine mot après mot, le contexte d’un jeu cruel dont nos quatre experts en exploration vont devoir se confronter.

Chaque chose a un prix ? L’argent fait le bonheur ? L’aventure, c’est extra ? Pas si sûr… Je salue ce beau prologue finement décrit. Un climat de tension s’installe non seulement dans nos têtes, mais également dans celles de nos challengers. La raison du plus fort est-elle toujours la meilleure ? Ici, oui. Même si beaucoup d’inconnues demeurent, leurs envies et adrénaline parlent à leur place.

Traquer l’animal en l’homme

Nous voilà arrivés sur place. Il fait noir, froid et le silence domine le site. Des tags en guise de compagnie et des indices à trouver parmi les gravats que le temps à laisser, pour être guidé·e·s à travers ce dédale de couloirs et de pièces. Un seul objectif : écrire à la bombe, le mot que forment les indices.

Seulement, nos amis ne sont pas seuls. Débute alors une nuit cauchemardesque. Fuites silencieuses, traque morbide à la limite du cannibalisme, addictions à la mort et à l’adrénaline. Ce cocktail molotov rend cette quête insoutenable. 

Face à eux, non plus des hommes de l’ombre, mais des chasseurs aguerris prêts à tout pour traquer les urbexers. Ma lecture s’intensifie au fil des chapitres courts mais saisissants. Comme si nous y étions, nous perdons tous repères et je me surprends à sentir mon coeur s’accélérer et l’angoisse et, la peur m’envahir.

“Un éclat sec et cassant, une sorte de rire dur, presque un aboiement, leur parvint. Et dessous, ils perçurent quelque chose de plus effrayant encore… de l’excitation !”

Urbex Sed Lex, Christian Guillerme

S’en sortir ? Si oui, à quel prix ?

Confrontés à ces ombres de la mort, nos urbexers ont-ils une chance de sortir de ces murs vivants ? Il faudra à nos amis la force de réflexion nécessaire pour élaborer, dans l’urgence des stratégies. 

Surprendre l’adversaire sans se faire attraper. Les règles du jeu change et une certaine surenchère se joue au niveau des actions à élaborer pour tenter d’échapper à ces traqueurs. Leur besoin de sang est tellement bien décrit que naît une forme de stupeur face à ces monstres. Nous entrons dans les domaines de l’addiction, des traumatismes de guerre et de lutte contre la survie. Ces différentes thématiques nous sont amenées au bon moment pour nous permettre une compréhension optimale de la situation et nous rendre accro à la lecture.

La puissance de la mémoire est mise à l’honneur dans ce thriller particulier. Les notions de combat et de temps sont mises à l’épreuve à travers des scènes réalistes et parfois crues. 

Inscrite dans la peau, cette mémoire nous montre que des voies sombres peuvent être empruntées par des personnes éprouvant le besoin de dépasser leurs limites.

Je recommande ce roman à…

Si vous n’avez pas peur d’étouffer et d’être traqué·e·s à travers un dédale, alors ce roman est fait pour vous ! De plus, il vous permettra de (re)découvrir l’univers de l’urbex. Comme il le souligne lui-même, ce second roman met en scène des personnes comme vous et moi confrontées à des événements terrifiants qui les dépasse. Si vous aimez les descriptions, vous allez être servi·e·s !

Merci Christian de nous dépeindre une réalité souvent niée, mais pourtant bien réelle des addictions et plus particulièrement de la pulsion de mort.

Christian Guillerme se confie

« Il y a une phrase de Stephen King, dans son roman intitulé Rose Madder qui dit : « À ma mort, j’irai au paradis car j’ai déjà fait mon temps en enfer ».
Je me suis longtemps interrogé sur cette phrase… et puis j’ai écrit Urbex Sed Lex !
Vous êtes pensifs vous aussi ? Alors venez avec moi, je vais vous guider dans le sanatorium ! »

Connaissez-vous Christophe Guillerme et le monde des urbexers ?

chronique urbex sed lex de christian guillerme par Alex Rencarde

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