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Les Fourmis, Bernard Werber : puissance de l’intelligence collective

Au début, je ne comprenais pas l’engouement pour cet auteur. Son écriture me semblait trop éloignée de moi et les sujets, trop atypiques. Puis, lors d’une foire aux livres, je me suis procuré ce premier tome d’une trilogie nommée “Les Fourmis”. Un titre peu évocateur, mais une réflexion philosophique poussée au-delà de ce que j’espérais. Tournée vers l’intelligence collective, quelle population serait la mieux à même de nous faire découvrir une organisation aussi humaine, que celle des fourmis ?

Résumé

chronique : livre philosophie fiction, Les Fourmis par Alexandra Baryton, fondatrice d'Alex Rencarde

Pendant les quelques secondes nécessaires pour lire cette seule phrase vont naître sur terre quarante humains mais surtout sept cents millions de fourmis. Depuis plus de cent millions d’années avant nous, elles sont là, réparties en légions, en cités, en empires sur toute la surface du globe. Iles ont créé une civilisation parallèle, bâti de véritables royaumes, inventé les armes les plus sophistiquées, conçu tout un art de la guerre et de la cité que nous sommes loin d’égaler, maîtrisé une technologie stupéfiante. Elles ont leur propre Attila, Christophe Colomb, Jules César, Machiavel ou Léonard de Vinci. Le jour des fourmis approche.

Le roman pas comme les autres nous dit pourquoi et nous plonge de manière saisissante dans un univers de crimes, de monstruosités, de guerres tel que nous n’en avons jamais connu. Au-delà de toute imagination. Il nous fait entrer dans le monde des infra¬terrestres. Attention où vous mettrez les pieds. Après avoir lu ce roman fascinant, vous risquez de ne plus regarder la réalité de la même manière. 

Auteur – Bernard Werber.
Taille du livre – 351 pages.
Genre –  philosophie-fiction.
Note – ★★★☆☆

Un voyage philosophique par la mise en abîme de deux univers

Perdus entre science-fiction et essai philosophique, nous entrons dans l’univers atypique de l’auteur. Bernard Werber met en exergue deux civilisations d’êtres vivants : l’homme et la fourmi. D’un côté une famille, de l’autre, des numéros en guise d’identité : n°327, n°56 et n°103 683, pour ne citer qu’eux.

« Parfois, il me vient une idée stupide. En voyant ces cités de sable, je me dis : et si c’était la nôtre ? Si nous étions nous aussi installés dans quelque aquarium prison et surveillés par une autre espèce géante ? Si Adam et Ève avaient été deux cobayes expérimentaux déposés dans un décor artificiel, pour « voir » ? »

Les Fourmis, Bernard Werber

J’ai dû prendre un certain temps avant de m’habituer au style peu conventionnel de l’auteur car je ne voyais pas où il essayait de me mener. Ainsi, durant les cent premières pages, je me suis ennuyée. C’est après que l’aventure commence et que tout s’accélère.

C’est à travers l’étude des fourmis que l’auteur parvient à dresser notre façon à nous humain, de nous comporter en société, de bâtir notre monde et de nous reproduire. Ce roman a quelque chose de profond dans la réflexion qu’est offerte au lecteur. C’est-à-dire que la façon dont nous sommes invités à nous prendre d’affection pour les fourmis. Un côté mystique se dessine page après page.

Il m’est difficile de pouvoir résumer ce livre tant ses multiples interprétations pourront toucher chacun d’entre nous, à sa façon.

J’ai la sensation de faire un bilan de ma vie à sa lecture. Beaucoup de suspens ponctue les chapitres.

Une arme secrète

Tout au long du développement, il est question d’une arme secrète. Peu d’indices pourraient nous donner une idée de ce dont il peut s’agir ni des fins qu’elle possède. Peut-être pouvons-nous interpréter cette arme comme la connaissance de soi, clé de notre épanouissement ?

Le deuxième mystère de ce livre est sans conteste le secret ou la chose que renferme la cave de la maison. Pièce symboliquement marquée par nos peurs et nos angoisses. Beaucoup d’obstacles freinent la progression de tous ceux qui tentent d’y pénétrer. Aucun ne remontera pour témoigner de ce qu’il y a vu, vécu et entendu. Seul le lecteur connaît ce dont il advient de ces aventuriers. C’est à travers ces périples de dernières minutes que j’ai trouvé du sens à ma lecture et une certaine logique dans la démonstration du concept d’intelligence collective que souligne l’auteur.

Je tire de ce livre une incitation à l’introspection individuelle et collective, à davantage se questionner sur ce qui nous entoure, à penser autrement la solidarité et le courage. 

Je recommence cet ouvrage à …

Si vous avez envie de réfléchir quant à la condition humaine, le concept de l’intelligence collective ou encore sur l’introspection personnelle, ce livre sera votre guide.

Amoureux·euses de la logique et du raisonnable ? Passez votre chemin.

Je ne peux néanmoins enlever à ce roman son originalité. L’art du suspens est maîtrisé par l’auteur. Ce roman est très riche en termes d’apprentissages et de détails à la fois sur le monde des fourmis, mais surtout sur la psychologie de la peur.

Qu’avez-vous pensé de ce roman ? Avez-vous lu la trilogie complète ?

chronique : livre philosophie fiction, Les Fourmis par Alexandra Baryton, fondatrice d'Alex Rencarde

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