Vous êtes ici : Alex Rencarde >> Comment écrire sur le web >> Charlie va bien ne t’inquiète pas, Christophe Schriber : dérives, absences et mensonges

Charlie va bien ne t’inquiète pas, Christophe Schriber : dérives, absences et mensonges

Christophe Schriber signe un thriller sous haute tension qui surprend, rend fébrile et paranoïaque. Il y aborde la thématique forte de la disparition entremêlée au secret. Tourné vers l’attente, ce roman nous tient en haleine jusqu’à la révélation finale en ayant la capacité de nous faire passer par un panel d’émotions plus vraies que nature.

Résumé

chronique : livre thriller, charly va bien ne t'inquiète pas par Alexandra Baryton, fondatrice d'Alex Rencarde

Un matin de gueule de bois, Nathan découvre que Louise a disparu avec Charlie, leur fils de cinq ans. Sur la table de la cuisine, une note des plus inquiétantes : « Charlie va bien, ne t’inquiète pas ».

Face à cette disparition soudaine, Nathan ne peut s’empêcher de s’alarmer. Son angoisse augmente encore lorsqu’il l’appelle et tombe sur un numéro « non attribué ». L’aurait-elle quitté ? En quête d’indices, il tombe sur des lettres qu’il n’a jamais reçues et un médaillon encadrant la photo d’un certain Taylor aux côtés de Louise.

La jeune femme aurait-elle menti sur son passé ? Ses secrets sont-ils à l’origine de sa disparition ? Nathan va tout faire pour le découvrir, quitte à s’envoler pour New York…

Entre l’Écosse et les États-Unis, en passant par la Suisse, plongez dans un thriller au suspense addictif, la quête d’un père prêt à tout pour sauver sa famille !

Auteur – Christophe Schriber.
Taille du livre – 479 pages.
Genre –  thriller.
Note – ★★★☆☆
Service de Presse

Une injonction inatteignable

Dès le début du thriller, l’auteur nous plonge dans une sorte de malaise et de mal-être. Le fils d’un certain Nathan a disparu. Plus de signes de vie de sa femme non plus. Nous sentons en tant que lecteur/lectrice, qu’une forme de tension apparaît. Comme une sorte de signe qui nous prévient avant l’effondrement inévitable. Je me sens littéralement nerveuse et abattue.

S’en vient une course folle contre la montre qui nous fait voyager à travers le globe. Pratiquement sans interruption, les désillusions s’entassent autant que les non-dits. Nous avançons en terrain inconnu où Nathan doit se familiariser avec l’idée que sa femme n’est pas celle qu’elle prétend être. Comme une ombre au tableau, les pièces du puzzle semblent ne pas vouloir s’assembler correctement au détriment d’une enquête sourde, lente et tortueuse.

Ne pas s’inquiéter devient alors paradoxalement un message d’alerte de rigueur, agissant comme un voleur de sentiments du fait d’un trop-plein émotionnel.

« Décidément, l’amour rend mielleux.« 

Charlie va bien ne t’inquiète pas, Christophe Schriber

Forcément, des embûches…

L’attente interminable que nous vivons est une belle métaphore du temps que prend l’investigation de Nathan. Première embûche, ce temps, qui malgré les foulées rapides de notre héros, ne passe pas. Au début, j’avais du mal à poursuivre ma lecture, mais j’ai compris par la suite qu’elle représente non seulement une quête vers l’acceptation, mais également celle vers la vérité.

Le temps n’est pas le seul intervenant dans cette enquête. Tous les personnages que croisera Nathan sont pensés et décrits dans le seul objectif de semer le doute dans son esprit déjà perturbé et de fait, dans celui du/de la lecteur/lectrice. J’apprécie le défilement tantôt rapide, tantôt lent, des différents paysages qui s’offrent à nous. Comme des tableaux qui se complètent, chaque lieu nous donne un indice supplémentaire à une possible trahison et nous laisse apercevoir que le tunnel comporte encore de nombreux mètres à parcourir.

La vie de couple est mise à mal entre les lignes de ce roman. La confiance que l’on accorde aveuglément parfois, peut s’avérer être mortelle. Au bout du compte Nathan s’aperçoit de sa solitude. Ce fort moment est bouleversant. Ses pensées se déchirent en morceaux. Les failles s’agrandissent. À qui se confier ?

Écorché vif

Point de douceur ne semble percer ces chapitres qui défilent sous mes yeux. Le style de l’auteur nous offre une ambiguïté bloquée entre sensibilité et brutalité.

La quête de Nathan pour retrouver son fils et sa femme s’accélère et ralentit au point de nous donner le tournis et de nous perdre entre espoir et tristesse.

Anti-conformiste, Nathan suit son instinct malgré tout ce qui traverse son chemin. Sa détermination est totale. Ce héros, aux traits doux et réels nous entraîne avec lui dans la compassion, l’abattement et l’amour familial. L’homme, le père, le mari, sont mis à l’honneur dans ce thriller passionnel et passionnant.

Je recommande ce roman à…

Une fin surprenante nous est livrée tel un uppercut violent. Sournoise et inattendue, elle ne vous laissera pas de marbre !

Je recommande cet ouvrage à tous/toutes les lecteurs/lectrices qui ont soif d’aventures. Ces personnes qui ont besoin de réfléchir quant à l’amour familial, la quête de la vérité et la paternité.

Celles et ceux qui aiment les périples à travers le monde sauront également apprécier ce roman à l’écriture vive et précise.

Merci Christophe de nous offrir une vision moderne de l’amour familial, des secrets de famille et de la paternité.

Qu’avez-vous pensé de ce roman ? Connaissez-vous « Saboteur », le premier roman de Christophe Schriber ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.